Le rosé de Provence, du soleil en bouteille

Puissant, vif et fruité, le fameux rosé de Provence est en pleine réinvention et séduit un public de plus en plus varié. Proposant des crus originaux et travaillés avec soin, le vignoble provençal est particulièrement réputé pour son rosé qui fleure bon l'été.

Gorgé de soleil, le vignoble de Provence produit des vins à la richesse aromatique plus riche qu'on ne pourrait le penser au premier abord. Doré à l'oeil, divers au nez et souple en bouche, le rosé de la région est incontournable pour les amateurs de vins fringants. Les méthodes de production, repensées ces dernières décennies, ont su donner un renouveau aromatique à ces crus de plus en plus recherchés, toujours respectueux de l'histoire millénaire du vin provençal.

Une institution solidement établie

L'histoire d'amour entre le vin et la Provence remonte à l'Antiquité. Les premières vignes ont sans doute été implantées il y a plus de 2 500 ans par les Phocéens, ces fondateurs grecs de la future ville de Marseille. C'est donc l'une des régions françaises qui bénéficie d'un des plus anciens et prestigieux héritages viticoles. Le climat méditerranéen, avec un fort ensoleillement, peu de pluie, des embruns maritimes revigorants et le mistral soufflant entre les plants pour les assainir, donne aux solides vignes de la région un caractère affirmé garant de vins au caractère bien trempé.
« L'influence de la Méditerranée est un élément essentiel de notre terroir », explique Marie-Hélène Barbaroux, directrice commerciale du Domaine des Myrtes, un vignoble familial faisant face à mer, membre de Bienvenue à la ferme quasiment depuis la création du réseau. Ce domaine de 40 hectares appartient à la même famille depuis six générations, ce qui fait des Barbaroux les plus vieux vignerons de La Londe-les-Maures, une Appellation d'Origine Protégée prestigieuse. Ici, à 20 kilomètres de Toulon, face à l'ile de Porquerolles, on produit en agriculture raisonnée et avec fierté un vin rosé décrit comme « très aromatique, avec une petite pointe de minéralité sur la finale ».

Le renouveau des pratiques et de l'image

« La Provence est la première région productrice de rosé en France et on y fait de grands vins », énonce Marie-Hélène Barbaroux. « Notre terroir est réputé, on a fait du progrès dans la vinification ». La production de rosé requiert en effet un savoir-faire mêlant à la fois respect des traditions et apport des technologies récentes. « Au temps de mon grand-père, on utilisait des ventilateurs et des sacs de jute pour l’étape du refroidissement, qui permet de garder les arômes. Maintenant on s'est équipé, on utilise des techniques plus modernes et notre vin est monté en gamme », précise la productrice. La « cuvée prestige » du domaine a d'ailleurs obtenu en 2019 une médaille d'argent au concours général agricole, ce que Marie-Hélène Barbaroux décrit comme « une belle récompense pour une année de travail, une reconnaissance de notre passion et de notre amour du terroir ».

Traditionnellement consommé à l'orée des repas, le rosé de ce terroir à la riche histoire et à l'ambition affirmée peut également se déguster en entrée, où il se marie bien avec les produits de la mer, ou en accompagnement de desserts fins. Il sera aussi appréciable avec certains fromages, la cuisine exotique et... les spécialités provençales, bien sûr. Pour servir le rosé, Marie-Hélène Barbaroux, préconise « une température d'environ 12 degrés, car il faut qu'il soit frais mais pas glacé ». De quoi permettre à ces crus de déployer toutes leurs saveurs et ainsi surprendre ceux qui penseraient encore que le rosé n'est bon qu'aux apéritifs estivaux.

Crédit photo : Domaine des Myrtes

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